Petites réparations, gros travaux : comment savoir à qui tout cela incombe en location ?
- Alexandre
- 28 déc. 2025
- 2 min de lecture
En location, les réparations sont l’une des principales sources de tensions entre bailleur et locataire. Une ampoule à changer, un robinet qui fuit, une chaudière en panne… Qui doit payer ? Qui doit intervenir ? En réalité, la loi est claire, mais encore faut-il bien la comprendre. Voici un point simple et concret pour éviter les malentendus.
Entretien courant : ce qui incombe au locataire
Le locataire est tenu d’assurer l’entretien courant du logement et les petites réparations liées à son usage normal. Cela comprend notamment :
le remplacement des ampoules, fusibles et piles,
l’entretien des joints, siphons, filtres et grilles de ventilation,
le détartrage des équipements sanitaires,
l’entretien annuel de la chaudière individuelle,
les menues réparations sur les poignées, interrupteurs ou portes.
👉 En résumé : tout ce qui relève de l’usage quotidien et de l’entretien normal est à la charge du locataire.
Travaux importants : la responsabilité du bailleur
Le bailleur doit fournir un logement décent (cf. définition) et assurer le bon fonctionnement des équipements sur le long terme relèvent de sa responsabilité :
les grosses réparations (toiture, façade, réseaux),
le remplacement d’un équipement vétuste (chaudière, ballon d’eau chaude, VMC),
les pannes liées à l’usure normale,
les travaux de mise en conformité ou de sécurité.
👉 Si un équipement tombe en panne sans faute du locataire, l’intervention incombe au propriétaire.

Usure normale ou dégradation : la vraie zone grise
C’est ici que naissent la plupart des désaccords. Un principe fondamental : le locataire n’est jamais responsable de la vétusté. En revanche, une dégradation liée à un mauvais usage peut lui être imputée.
Exemples :
une moquette usée avec le temps → vétusté,
une porte détériorée involontairement → dégradation,
un équipement mal entretenu malgré les obligations → responsabilité du locataire.
L’état des lieux d’entrée et de sortie reste donc l’outil clé pour évaluer objectivement la situation
Communication et bon sens : le meilleur antidote aux conflits
Dans la pratique, de nombreux litiges pourraient être évités avec une meilleure communication. Un locataire qui signale rapidement un problème permet souvent d’éviter une aggravation.
👉 La possibilité d’envoyer des photos ou des vidéos par mail est aujourd’hui un vrai atout : elle permet de comprendre immédiatement l’ampleur de la situation, de poser un premier diagnostic à distance et de décider rapidement de la bonne intervention, sans perte de temps.
Le rôle clé du gestionnaire locatif
Le gestionnaire locatif agit comme un tiers de confiance entre le bailleur et le locataire :
il sait distinguer entretien courant et travaux à la charge du bailleur,
il sélectionne et mandate des artisans de confiance, sans que le propriétaire ait à gérer les recherches, devis ou relances.
il offre un interlocuteur unique pour toutes les parties, disponible et structurant.,
il protège la relation entre locataire et propriétaire.
👉 Résultat : moins de tensions, moins de délais, et une relation plus saine pour toutes les parties
En conclusion
Savoir distinguer les petites réparations des gros travaux n’est pas seulement une question de réglementation, mais aussi de méthode et de dialogue.
Lorsqu’un cadre clair est posé et que la gestion est assurée par un professionnel, les conflits diminuent fortement et la location devient plus sereine, durable et équilibrée.



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